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Among Other Trees

Un blog sur mon quotidien à l'étranger - My Blog on my daily life abroad

Barcelona : Ouh la gadoue, la gadoue.

Publié le 18 Février 2017 par Bobbie in Rando, Activité, Barcelone

Laissez-moi dormiiiiiiiir, tout au long du matiiiiiinn !

Fut la chanson qui décrit le mieux mon réveil à 6:45 après une courte nuit, un Samedi. Cependant, je m'étais engagée pour une rando de 14 km à Campdevànol et je n'allais pas laisser les 2 pauvres heures de sommeil m'empêcher d'y aller.

Une nouvelle fois, j'y suis allée avec Moshe et son groupe meet-up. D'ailleurs, je n'ai aucune raison de me joindre à d'autres groupes : il y a toujours une bonne ambiance parmi les randonneurs, il y a toujours une  pointe d'aventure et les randonnées, aussi loin soient-elles ( dans le présent cas : 2 heures de train avec le R3).

Allez, je vous pose dans l'ambiance :

Nous sommes au pied des Pyrénées. Nous ne sommes pas assez haut pour avoir de la neige, mais nous sommes assez bas pour être dans les forêts et prairie de Montagne. Campdevànol est coincée entre plusieurs monts qui hébergent celui que nous avions grimpés.

La route de notre rando suit un chemin de ville qui mène jusqu'au camping et à l'ère de Barbecue. La rivière qui nous accompagna sur 3/4 du chemin est claire et à faible niveau. Il est facile d'imaginer tremper les pieds ou les fesses en été !

Les premiers kilomètres de la rando suivent un chemin gadouilleux, assez large pour être en rangs de 3 personnes, mais qui forma soudainement une épreuve quand une flaque d'eau en occupait une grande partie. Le début annonçait sans pincette la couleur de la rando : marron. Vos godasses finissent recouvertes d'une couche de boue et votre pantalon a peu de chance de finir immaculé avant la fin de la rando. Je dois quand même ajouter la couleur verte, celle de l'herbe, à la palette de couleur. Comme nous nous trompions parfois de chemin car le GPS situait à peu près le bon sentier sur un autre parallèle mais en contre-bas, nous en arrivions à rejoindre le bon à quatre pattes pour escalader la forte pente herbue qui séparait notre route.

Barcelona : Ouh la gadoue, la gadoue.Barcelona : Ouh la gadoue, la gadoue.
Barcelona : Ouh la gadoue, la gadoue.

L'aventure du jour, ce fut la Cabana, le nom du torrent qui nous accompagnait. Comme nous le longions, il arrivait aussi que nous devions le traverser. Et à chaque fois, ce n'était pas une mince affaire. Dans le premier cas, il y avait une sorte de gué avec des pierres émergées humides. Si une grande partie du groupe l'a empruntée, pour ma part, je ne voulais ni finir avec les chaussures trempées au début de la ballade, ni risquer de me casser la margoulette dans la flotte aidée par mon sac à dos énorme et mon centre de gravité bancal. J'ai enlevé les chaussures et plif plouf. Bain de pieds. L'eau était vivifiante ( pour ne pas dire tétanisante) et la couche de vase douce ( pour dire que mes pieds ont subi un soin naturel). Mais au moins, je suis sûre d'avoir les pieds secs après !

La deuxième traversée était tout aussi  épique. La largeur du torrent était, certes, moindre, mais encore une fois jouer les équilibristes était dangereux quand le sac est lourd et que son équilibre est merdique. Pour cette traversée : entraide ! A l'aide des bâtons de rando et l'aide de deux personnes postées à l'arrivée, nous pouvions franchir le cours d'eau sur les pierres mouillées (et donc potentiellement glissante) et de forme pointues ( non, les pierres n'étaient pas plates). Je crois que le pire a été de reprendre ce gué en sens inverse, une fois notre estomac repus et notre corps refroidi par la longue pause du lunch.

C'est après la première traversée que nous commençons à monter pour pratiquement la seule et unique fois. 

Monter oui.

Le chemin n'avait plus l'aspect de route de tracteur et s'enfonçait gentiment dans le val. J'y retrouva l'aspect de ces forêts que j'apprécie tant : des arbres et une couverture végétale mousseuse au point que l'on pourrait se méprendre à un énorme lit vert ( j'exagère, je sais). La rivière continue de nous bercer de sa présence et nous marchons dans la gadoue dans certains endroits. Mais vraiment. De toute façon...quel est l'intérêt de garder des chaussures immaculées ? Elles doivent bien en voir de toutes les couleurs ces bêtes-là ! Même si en l'occurence, il s'agit de marron, gris ou noir.

Barcelona : Ouh la gadoue, la gadoue.
Barcelona : Ouh la gadoue, la gadoue.Barcelona : Ouh la gadoue, la gadoue.Barcelona : Ouh la gadoue, la gadoue.

Comme le nom de cette rando, l'indique, il y a 7 trous d'eau à voir (gorgs) comme nous avons commencé par la fin, l'ordre ci-présent est celui obtenu lors de la boucle en sens anti-horaire :

  • El gorg de la Cabana
  • El gorg de la Tosca
  • El gorg de l'Olla et de la Bauma ( sont proches de quelques mètres)
  • El gorg el Forat
  • El gorg Colomer petit
  • El gorg del Colomer où nous avons pique niqué.

Le chemin de randonnée suit ce filet d'eau et que l'on soit d'un côté ou de l'autre du torrent, jusqu'à ce nous arrivions à Colomer, il n'y a pas de problème d'orientation. C'est d'ailleurs très agréable et je ne peux m'empêcher de m'isoler du groupe pour éviter la causette et fixer mon ouïe sur l'écoulement de l'eau. Avec la luminosité d'hiver, tout parait figé, mais la pureté du ruisseau et son éclat rendent cette paralysie hivernale hors du temps. Il y a le bonus "Vase dorée" qui donne l'impression que le lit de la rivière est fait d'or. Magique, moi, je dis.

Barcelona : Ouh la gadoue, la gadoue.
Barcelona : Ouh la gadoue, la gadoue.Barcelona : Ouh la gadoue, la gadoue.
Barcelona : Ouh la gadoue, la gadoue.

Une fois que nous laissions pour de bon le torrent, nous remontons encore une partie de la montagne afin d'obtenir un panorama sur les lointaines Pyrénées enneigées. Le chemin traversait des prés de brebis, moutons et vaches, ce qui faisait que nous avions un sous-bois vraiment propre à l'herbe rase. Par ailleurs, après ce sous-bois entretenu, nous déboulions sur une grande prairie où une grange isolée me faisait penser à Heidi immédiatement. En revanche, le grand-père qui y vit fut moins amical. Il nous gueula dessus sous prétexte que les moutons eurent peur du chien d'une des randonneuses, mais l'animal n'avait pas broncher ni couru après les bêtes. Les moutons ont été effrayés par l'arrivée d'un groupe de 20 randonneurs, oui (Ils ont des réactions stupides, c'est connu) ! Bref, une altercation un peu contrariante mais pas de mal pour les deux parties.

Cette randonnée fut un bol d'air frais. Et si l'hiver rend l'exercice un peu confortable, il offre néanmoins une plénitude et une tranquillité que les campeurs et la sécheresse de l'été privent.

Encore une fois, d'être avec ce groupe fut super enrichissant. Merci à tous !

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