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Among Other Trees

Un blog sur mon quotidien à l'étranger - My Blog on my daily life abroad

Tokyo : Last Saturday Night

Publié le 1 Janvier 2017 par Bobbie in Culture, Decouverte, HangingOut, Bouffe

31 décembre ! Nous y voilà ! Le dernier jour de 2016. 

Ce jour est dédié à la bonne humeur et à la fête ! Alors on oublie le drama coréen de la veille où les gens dépressifs sont tellement déprimants que les achever à coup de matraque dans notre tête est une nécessité pour notre santé mentale. Sauf si c'est pour en rigoler. Alors là, oui !

Donc pour bien se mettre dans l'ambiance, commençons par un combat de sumo, puis un concours de gobage de Dango et ensuite faire un Purikura ?

Non je déconne.

Ou presque.

Connaissez-vous les Purikura?

Oui? Dans ce cas, veuillez sauter le paragraphe suivant.

Non? (*Craquage des phalanges, ouverture de google*) C'est parti ! Les Purikura sont des cabines de photo, un peu comme les Photomaton pour faire ses photos  d'identité. Sauf qu'elles sont bien plus marrantes et lucratives. Pour 400 yens et deux personnes, Cécile et moi avons fait une session. On entre dans la cabine et on sélectionne un thème de photo. Ensuite 5 clichés sont faits avec chacun d'eux, une pose à adopter. Les photos prises, vous devez aller dans une autre cabine pour modifier les photos. Soit: modifier votre visage (taille des yeux, intensité du blush, etc...) et ajouter des décorations sur les photos (des coeurs, des stickers, des étoiles...Que sais-je encore) dans un temps limité sur toutes les photos.

Non seulement c'est très drôle à faire mais c'est un joli souvenir, parfait qui plus est ! Ces machines modifient votre maquillages et vos yeux. Ce qui fait que pour un occidental, nos yeux sont vraiment difformes.

Pause Purikura : Fini.

Plus sérieusement, Cécile m'a entraînée dans le quartier Harajuku qui est au Sud de Shibuya. C'est le quartier 'Kawaii'. Le quartier où on peut trouver des gadgets mignons en tout genre ou des vêtements insolites sortis de l'époque victorienne, du genre steampunk ou bien de contes pour enfants. Non seulement les couleurs explosent, mais les petites ruelles regorgent aussi de trésors cachés.

Comme à Tama-Plaza et autres lieux de Tokyo, certaines boutiques sont au 2e étage d'autres à la 'cave'. Et ma foi, ce sont ceux-là qui recèlent de choses loufoques ou d'un autre monde. En plus, puisqu'ils ne sont pas ouverts sur la rue piétonne et qu'il nécessitent un petit effort pour les visiter, il y a moins de monde que dans les pignons sur rue.

La ruelle Takeshita-dori est piétonne. Donc par définition, les seuls embouteillages que vous rencontrerez seront dus à la masse d'individus s'agglutinant à un quelconque endroit. Le site de la ruelle informe qu'il faut, de préférence, marcher sur le côté gauche (sens de la conduite au Japon). 

Comme je l'ai dit, au niveau vêtements et accessoires, vous pouvez rencontrer de tout et de coloré. Pour ma part, sachant que la taille normale d'une japonaise, j'ai rapidement tiré un trait sur les robes, t-shirt et pantalon. Au risque de le craquer même à l'essayage.

Cette foule d'opportunité vestimentaire rassemble également des styles qui se démarquent. Ce sont les Lolitas (style qui se rapproche des poupées), les cosplays ( personne qui imite un personnage de manga) et le style visual kei (correspond aux groupes de Rocks japonais qui ont souvent des tenues extravagantes). Je m'attendais à voir ces passionnés par vingtaine mais je n'ai vu que 4 ou 5 personnes avec leur style affirmé. C'est un peu dommage car, loin de les trouver extrêmes, j'admire qu'ils portent des oeuvres (Ce sont en général des pièces uniques, ou alors fait maisons (voilà ti pas le prix de la pièce !)).

Tokyo : Last Saturday Night
Tokyo : Last Saturday NightTokyo : Last Saturday NightTokyo : Last Saturday Night

Voici une liste de quelques boutiques dans le genre.

  • Babys : sans le film Kamikaze Girls de Shimotsuma Monogatari, je n'aurais jamais buggé devant l'enseigne.

  • Angelic Pretty et Alice and the Pirates  sont dans un édifice appelé LaForet. Si j'en crois mes recherches, c'est LE lieu rassemblant des boutiques dans le style Lolita et Visual Kei.
  • Takenoko ( Japon, 〒150-0001 Tōkyō-to, Shibuya-ku, Jingūmae, 1 Chome−6−6-15, 竹下通りジュネスビル1F ) un magasin qui propose des pièces dans le genre extravaguant et gothic lolita.

Pour ma part, outre le fait de découvrir un monde tout fou, je cherchais aussi des accessoires extravagants et plus précisément: des chaussettes cuissardes et des leggins ou collant fun et colorés. Ca a été un peu l'échec car ce n'était plut trop à la mode (en même temps, j'aime les looks originaux mais pas la mode...). Les uniques paires rencontrées n'avaient pas assez de fantaisie à mon gout.

Rassurez-vous, si vous avec un petit creux, Takeshita-Dori possède une multitude de restaurant fast-food ou de quoi prendre un snack. Yoshinoya (mieux que les autres Junk-food, parce que ce sont des plats asiatiques), Mac Do ou la Pausa pour des encas bourratifs.

Sinon vous avez les glaces, les bonbons ou les crêpes (noter bien que je déconseille fortement toutes crêpes françaises bretonnes préparée par un asiatique  (Pour référence, mon expérience à Richmond Market)). Elles ont beau avoir une belle forme dans la carte, c'est juste pour la décoration.

Dans la ruelle de Takeshita-dori.Dans la ruelle de Takeshita-dori.
Dans la ruelle de Takeshita-dori.

Dans la ruelle de Takeshita-dori.

L'épreuve de cette rue passée, nous pouvons tranquillement redescendre sur Shibuya. Au passage, nous faisons un détour par l'avenue Omotesandō qui n'est rien d'autre que l'équivalent des Champs Elysées français tant elle possède des boutiques de marques luxueuses.  Nous passons par Kiddy Land, un magasin qui accessoirise les personnages de Dessin Animé. Dans le genre Ghibli, snoopy, Disney et j'en passe. J'y ai trouvé quelques accessoires Totoro (mon dessin animé préféré).

Les 17 heures sont arrivées super rapidement. La nuit commence à tomber et dans notre cas, les festivités du jour de l'an nécessite une petite préparation.

Le plan est d'aller dans le quartier de Shinjuku au métro Shinkuju Sanghome. C'est un ami à Cécile, Michael, qui connait Tokyo comme sa poche, qui nous organise la virée. Et quoi de mieux que le quartier LGBT de Tokyo? L'ambiance, les gens heureux et la bonne humeur sont sûrs d'être au RDV.

Après quelques verres d'Umeshi, une liqueur à base de prunes japonaises et d'alcool de riz, très douce mais pas sucrée au point d'indigner mon palais, nous nous retrouvons devant le Arty Farty, un bar pour 1000 yens, boisson comprise, entrée illimitée et qui nous donne accès à un second un peu plus loin. La foule est déjà présente, les gens sont respectueux (et comme les étrangers ne manquent pas, ils observent peu).

Gros choc de culture cependant : fumer dans les pubs dansant est autorisé ! Ca me parait tellement bizarre pour l'occidentale habituée du 'Fumer-dans-la-rue-mais-attention-au-tabagisme-passif'. Et encore plus bizarre quand je sais que fumer dans la rue au japon est mal vu. J'ai cru avoir un bug de neurones, et j'ai toujours du mal à comprendre. M'enfin. C'est la vie. ( Cécile, sors de mes expressions !).

Toute la soirée, nous avons parcouru les rues entre le Dragon Men (un autre club qui passe de la musique super bonne) et le Konbini pour grignoter un bout. Nous croisons souvent des Travestis qui je ne le cache pas, sont plus sexys qu'une Bobbie parée pour le jour de l'an, des étrangers et quelques camionnettes vendant des étranges boulettes. 

Ce sont des Takoyaki ! C'est un plat ayant pour base la pâte à pancake mais qui est cuit dans des moules à forme d'oeuf. La garniture est du poulpe ! Il a fallu absolument que je goûte ça ! Et encore une fois, je me suis régalée (avec juste quelques boules). Cependant, je dois avouer que mon sens du gout était un peu annihilé avec les quelques verres dans le bidon (ne buvez surtout pas du Strong Zero quand vous n'avez déjà pas quelques grammes dans le sang). Donc du coup, c'est à ressayer. (Oh Zut!)

Autre gros moment phare de cette soirée et qui me l'inscrira sans-doute dans mes plus gros délires de jour de l'an : à la poursuite de Katy Perry et Orlando Bloom.

Peu après notre sortie du Arty Farty, Michael s'exclame sur les yeux d"une femme qui ressemble à Katy Perry. Le couple s'est retourné puis c'est tout. Nous avons rapidement passé notre chemin pour danser de nouveau. Une heure plus tard, l'info tombe. Les deux stars ont été vu dans le quartier. Michael n'a plus de doutes et nous faisons le tour du quartier à leur recherche afin d'exprimer notre gratitude envers les chansons géniales de l'artiste (même si on a du saccager quelqu'uns des tubes en les chantant à tue-têtes dans la rue). Nous n'avons pas abouti. Cependant, cette pause dans la nuit était assez drôle. Et il restera à jamais, le souvenir de cette rencontre fortuite à la sortie d'une boite.

Minuit est passé, et nous voilà dans la nouvelle année, c'est l'Oshogatsu.

 

Les takoyaki

Les takoyaki

Malgré la petite nuit passée, le premier de l'an, je me réveille assez tôt pour partir à l'aventure. Peut-être pour évacuer les derniers microgrammes d'alcool, qui sait?

En tout cas, je prends la direction de Ginza pour visiter un parc et la Criée même si je me fais pas trop d'illusion quant à son ouverture. 

Sur ce point, je ne me suis pas trompée. Tout est fermé sinon les temples qui accueillent des queues énormes de croyants voulant faire leur voeu du nouvel an. Mais bon. Comme j'y retourne le lendemain avec Cécile, une partie de Ginza sera décrite sur cet article.

J'ai beaucoup marché ce jour-là et vu beaucoup de chose.  Et bu aussi. Pour la première fois depuis que j'ai mis un pied sur le sol japonais, j'ai bu du saké. J'avais l'habitude de le boire dans ces coupes de céramiques avec un bellâtre au fond du verre. Là, j'ai eu le droit à une coupe en bois de forme cubique et un peu de sel sur le côté. Le mec me prévient que c'est du Saké, mais je crois qu'il ne doit pas être habitué aux Caucasiennes buvant de l'alcool fort. En tout cas, la boisson a beau être 'sêche', elle ne m'a pas brûlée l'oesophage et ne m'a pas titillé la clochette du 'Wouah c'est meilleur au Japon !'.

J'arpente encore quelques rues et tombent sur un rassemblement de restaurant de rue, située sous une 4 voies. Le design un peu chancelant me laisse rêveuse. C'est ce genre de trouvaille, simple, qui font de ma journée un succès.

Bref.

Du poulpe séché?Du poulpe séché?

Du poulpe séché?

Venons-en au palais impérial (le Kōkyo). Il est un peu situé au coeur de Tokyo sur un îlot de verdures. Sur une carte google, vous pouvez pas le louper. Outre le fait qu'il soit fermé au public jusqu'au 4 Janvier, il faut aussi réserver une visite si on veux voir l'intra-muros des jardins de l'Est ( Higashi Gyoen). Quant au Palais impérial ( Kyūden ), il n'est accessible que deux jours dans l'année : le 2 janvier et le jour de l'anniversaire de l'empereur. Et, la famille impériale est présente (derrière un tas de protection) pour faire coucou à la foule venue en leur honneur. J'ai envie de dire : Génial pour fêter son anniversaire : avoir des crampes au poignet. Génial aussi le lendemain de jour de fête : le repos de ouf devant des curieux ! 

Dans mon cas, le premier de l'an, c'était pour voir les vieux bâtiments et l'histoire associée à l'endroit. Mais du coup je les vois de loin. Sans compter que, c'était un jour pour tout haut politiciens de payer une visite au palais et d'en ressortir en voiture d'ambassade une à une bloquant en grande partie ma promenade le long des murailles.

Alors qu'ai-je pu voir?

Le pont de Nijubashi et les murailles. Voilà. Bon ça reste joli, hein ! Y a pas de soucis. Après il y a aussi le jardin extérieur accessible à tous ( Kōkyogaien). M'attendant un peu à ces contraintes, ce n'était qu'un passage de toute façon pour aller voir le Yasukuni Jinja en passant par le jardin Kitanomaru.

Quelques photos autour du jardin impérialQuelques photos autour du jardin impérial
Quelques photos autour du jardin impérial

Quelques photos autour du jardin impérial

Le Kitanomaru, en plus d'être un parc agréable dans le centre ville héberge deux bâtiment : l'un est le musée de la Science et l'autre est le Budokan qui est une sorte de salle géante. Budo, si ma logique est bonne, signifie Art martial. Le lieu en lui-même sert de salle pour les représentation et tournois d'Arts Martiaux. Quand je suis passée devant, ce n'était pas des accrocs du sport qui faisaient la queue, mais des jeunes filles et quelques garçons attendant calmement de pouvoir entrer dans la salle. Au vu de la musique et des gloussements féminins, je me doute que l'événement ait un rapport avec des célébrités plutôt que le sport. Et une énorme affiche me le prouve : les Dish doivent être présents ou alors quelque chose relié à leur groupe de musique (j'ai mis une vidéo d'un de leur live plus bas).

J'arrive enfin au temple Yasukuni. IPQ il fut construit en l'honneur de ceux qui ont sacrifié leur vie pour l'empereur japonnais au XIXe siècle. En tout cas, en ce jour de l'an, il était plus bondé par des gens venant remplir leur devoir spirituel (Hatsumode). De ce que j'ai pu comprendre, ils :

  • Vont jeter la pièce sur l'autel du temple et sonner une cloche/gong quand il y en a une après avoir faire leur prière
  • Achètent une prédiction (un morceau de papier, un peu comme l'astrologie) qu'ils accrochent ensuite sur des fils
  • Achètent des tablettes en bois sur lesquels ils écrivent leur voeu. Puisqu'on est l'année de la Poule, la plupart des tablettes possèdent un dessin de l'animal.
  • Achètent des amulettes protectrices qui ont la forme de pochette en tissus assez petites pour être attachées sur ses clefs ou portable.

Voilà pour cet article. J'en ajouterais plus dans l'article sur le Temple de Meji.

Si vous voulez en savoir plus sur le jour de l'an, ce qui s'y mange et ses célébrations :

- Ce blog de cuisine japonaise sur les Osechi Ryori qui sont les plats froids mangés lors du jour de l'an.

- Ce blog et celui-ci sur les traditions du jour de l'an.

Yasukuni et Kitanomaru.
Yasukuni et Kitanomaru.Yasukuni et Kitanomaru.Yasukuni et Kitanomaru.

Yasukuni et Kitanomaru.

Live de Dish

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